Contribuer des captures d’écran

Avec le lancement du concours permettant de gagner un cahier de l’admin en contribuant à Debian, il est temps pour moi de donner un second souffle à ma catégorie « contribuer » qui a pour vocation de présenter les différentes manières possibles de contribuer à Debian.

Aujourd’hui je vous présente screenshots.debian.net une initiative permettant de collecter des captures d’écran de tous les logiciels présents dans Debian. Tout un chacun peut réaliser des captures d’écran de ses logiciels favoris et les envoyer par un simple formulaire web. Synaptic sait déjà présenter les captures d’écran aux utilisateurs, vos contributions seront donc quasi-immédiatement employées (elles doivent tout de même être validées par les administrateurs du site avant publication effective).

Quelques recommandations sont données sur le site : il faut employer le format PNG, il faut lancer le logiciel en anglais (on peut utiliser LANG=C nom-du-logiciel dans un terminal pour cela), il ne faut capturer que l’application et pas le bureau en entier, et il vaut mieux faire une capture du logiciel en usage réel (avec un document ouvert, en cours de partie pour un jeu, …).

Difficile de faire plus simple pour contribuer, il suffit de vérifier si vos logiciels préférés ont des captures satisfaisantes en allant sur la page de consultation, puis de faire vos captures et les envoyer. Il est parfaitement possible d’avoir plusieurs captures par logiciel pour illustrer différents écrans/fonctionnalités, donc même si une capture est déjà présente, vérifiez si vous ne vous souhaitez pas compléter les captures actuelles.

Cet article fait partie d’une série expliquant comment contribuer à Debian.

Améliorer l'aspect visuel (thèmes, fonds d'écran, etc.)

Thème GDM par défaut de EtchToute distribution Linux est personnalisée pour y intégrer des éléments visuels distinctifs. Cela inclut les écrans de démarrage, l’aspect de l’installateur, l’écran de connexion (thème gdm), les fonds d’écrans, les thèmes Gtk+ et j’en oublie sûrement. Tous les artistes qui souhaitent contribuer à Debian dans ces domaines sont les bienvenus sur http://www.debianart.org/, ils peuvent soumettre librement leurs œuvres et les mettre à disposition de tout le monde.

En plus des éléments intégrés à la distribution, il y a l’apparence du site web. Il est de renommée mondiale que son look « années 1990 » laisse à désirer et qu’il est possible de faire plus joli sans pour autant sacrifier les aspects positifs (traduction, accessibilité, usage de tout l’espace, etc.). Certains s’y attellent : la page LayoutProposal du wiki regroupe quelques propositions. Les dernières, comme celle-ci, sont d’ailleurs assez prometteuses. Pourtant ce n’est pas la première fois que je vois des maquettes qui ne passent jamais à l’étape de « production ». Des volontaires motivés pour mener à terme ce projet sont donc toujours les bienvenus sur la liste debian-www. Le site web contient les explications nécessaires pour comprendre son fonctionnement actuel.

Dernier élément relevant du « visuel », il y a les jaquettes de CD/DVD (exemple de contribution). Là aussi, n’hésitez pas à laisser parler vos talents d’artiste!

Cet article fait partie d’une série expliquant – par des exemples – comment contribuer à Debian.

Traduction et localisation

Il s’agit probablement de la deuxième manière la plus populaire de contribuer (juste après la soumission de bogues). Le commun des mortels souhaite en effet utiliser son ordinateur en employant sa langue natale, et l’absence de traduction rappelle quotidiennement à tous les utilisateurs qu’ils doivent participer s’ils veulent voir disparaître l’anglais de leur écran.

Le contenu à traduire est très vaste et les procédures varient quelque peu selon les cas. Citons notamment:

  • les documentations du projet DDP (voir l’article Rédiger de la documentation) ;
  • les descriptions des paquets ;
  • les pages de manuel ;
  • les questionnaires debconf ;
  • le site web ;
  • et tous les logiciels !

Bien entendu, pour que la traduction soit de qualité (vocabulaire traduit de manière cohérente, bonne typographie, sans fautes d’orthographe/grammaire, …) il faut généralement une relecture par une tierce personne. Bref, traduire ce n’est pas compliqué, mais ce n’est pas aussi simple que cela en a l’air.

C’est pourquoi je consacrerai plusieurs articles à la traduction en me focalisant à chaque fois sur des aspects différents. En attendant, je vous invite à naviguer dans la section du site web qui est dédiée à la traduction en Français.

N.B: En réalité, j’espère que le gourou de la traduction/localisation Debian, un développeur Debian français en plus, j’ai nommé Christian Perrier, accepte de contribuer un ou deux articles introductifs sur le sujet. 🙂

Cet article fait partie d’une série expliquant – par des exemples – comment contribuer à Debian.

Rédiger de la documentation

Il est de notoriété publique que la majorité des informaticiens n’aime pas rédiger de la documentation. C’est donc un domaine en manque de contributeurs!

Le projet de documentation Debian (DDP pour les intimes) est le point central qui essaie de fédérer toutes les initiatives de création de documentation autour de Debian. Mais il suffit de jeter un oeil sur la liste de diffusion associée (debian-doc@lists.debian.org) pour se rendre compte que l’activité du projet est minime.

Pourtant, de nombreux documents sont sous sa responsabilité. Certains concernent les utilisateurs, d’autres plutôt les développeurs, et les derniers sont regroupés dans une catégorie « divers« . Chaque écrivain (technique) en herbe peut y trouver son bonheur!

Pour le moment, la majorité des documents sont rédigés en DebianDoc SGML (paquet debiandoc-sgml) et sont gérés dans un dépôt cvs. Les documents qui sont empaquetés ont souvent une liste de bogues associés (ex: apt-howto, developers-reference, debian-history…). Cette dernière contient souvent des idées d’amélioration qui peuvent constituer un point de départ pour contribuer. Armé de votre éditeur de texte préféré, de cvs pour télécharger la dernière version des sources, et de diff pour créer des patchs, vous pouvez vous lancer dans l’aventure.

Il ne faut pas hésiter à se présenter sur la liste de diffusion, à mentionner sa volonté de participer (en précisant les sujets qui vous intéressent plus particulièrement), et – bien entendu – à poser des questions lorsque vous vous êtes bloqués.

Cet article fait partie d’une série expliquant – par des exemples – comment contribuer à Debian.